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Glossaire

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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T  U V W X Y Z

 

A

Absorption : fixation d’un gaz ou d’un liquide à la surface d’un solide ou d’un autre liquide.

Accréditation : action de faire reconnaître officiellement.

Aérosol : suspension de particules très fines, ou plus souvent liquides, dans un gaz en général synthétique.

Agglomération : selon la directive européenne sur l’air de 1996, une « zone caractérisée par une concentration de population supérieure à 250.000 habitants ou, lorsque la concentration de population est inférieure à 250.000 habitants, une densité d’habitants au kilomètre carré qui justifie, pour les Etats membres, l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant ».

Air : L’air est un fluide gazeux composé principalement d'azote (78%) et d'oxygène (21%). Le reste, soit 1% est constitué d'argon (0,9%), de gaz carbonique (0,035%) et d'autres gaz en quantité infime comme l'ozone, le méthane, les gaz rares. L'air contient également de la vapeur d'eau et des particules.

Aire Urbaine (AU) selon l’INSEE « ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain et par des communes rurales ou unités urbaines dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle urbain ou dans les communes limitrophes ».

Airparif : Association Agréée de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France.

Allergène : substance responsable d’une réaction de type allergique.

Ambiant : milieu physique et matériel dans lequel on vit ; l’ « air ambiant », selon la directive européenne de 1996 sur l’air, est l’ »air extérieur de la troposphère, à l’exclusion des lieux de travail ».

Amélioration continue : processus d'enrichissement du système de management environnemental pour obtenir des améliorations de la performance environnementale globale en accord avec la politique environnementale.

Amplitude : différence entre le plus grande et la plus petite valeur d’une distribution statistique. Analyse des risques environnementaux : méthodologie permettant d'évaluer les dangers de la dispersion des contaminants dans les différents compartiments (air, eau, sédiments, organismes vivants) de l'environnement.

Analytique : qui envisage les choses dans leurs éléments constitutifs et non dans leur ensemble.

Anthropique : qui relève de l’Homme, qui est produit par lui ; les sources anthropiques de la pollution sont celles issues des activités humaines.

Anticyclone : centre de hautes pressions atmosphériques (par opposition à dépression).

Atmo : nom donné à l’indice de la qualité de l’air. C’est aussi le nom donné à la fédération qui regroupe les AASQA.

Atmosphère : couche gazeuse qui entoure la Terre. Les phénomènes météorologiques sont surtout actifs dans les premières dizaines de kilomètres (troposphère surtout et stratosphère).

Atome : particule la plus petite d’un élément chimique. Chaque atome comprend un noyau, constitué de protons et de neutrons, autour duquel gravitent des électrons. Le nombre de protons, de neutrons et d’électrons d’un atome est caractéristique d’un élément chimique. La liaison de plusieurs atomes constitue une molécule. Exemple : le gaz carbonique (CO2) est une molécule formée par l’assemblage de deux atomes d’oxygène (O) et d’un atome de carbone (C).

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B

Benzène (C6 H6) : liquide incolore, volatil, combustible, obtenu à partir du pétrole ou de la houille. Le benzène est un COV (Composé Organique Volatil).

Biocarburants : ce sont les carburants d’origine agricole, divisés en trois grandes familles, les alcools, les esters et les huiles végétales.

Biocénose : entité biologique fonctionnelle dont les divers organismes constituants ont entre eux des relations innombrables et forment un peuplement stable et relativement autonome.

Biogaz : gaz issu du compostage des parties fermentescibles des ordures ménagères.

Bioindicateur : organisme vivant, animal ou végétal voire micro-organisme, permettant de mettre en évidence telle ou telle pollution d’un milieu (les lichens, le tabac, les truites, les noyaux cellulaires de larves d’amphibiens,…).

Biotope : « lieu de vie » ; milieu d’accueil de la biocénose peuplant un écosystème. Espace caractérisé par des facteurs climatiques, géographiques, physiques, morphologiques et géologiques en équilibre constant ou cyclique et occupé par des organismes qui vivent en association spécifique. C’est la composante non vivante d’un écosystème.

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C

Cancérogène ou cancérigène : Agent capable de provoquer le cancer ou d'en augmenter la fréquence dans une population exposée. Se dit de substance, facteur ou situation susceptible de favoriser ou d'induire l'apparition d'une tumeur maligne. On dit encore parfois, à tort, cancérigène.

Canaliser : acheminer dans une direction en empêchant la dispersion.

Certification : action d’attester un fait par écrit dument signé par une personne reconnue compétente. Label de qualité délivré pour une prestation de service ou un processus de travail donné au sein d'une entreprise à sa demande. La certification qualité est une opération consistant à faire attester, par un organisme tiers, la mise en place au sein d'une entreprise d'un système d'assurance qualité, conforme à des normes internationales (par exemple ISO 9001). D'autres normes apparaissent qui prennent en compte le management environnemental (ISO 14001 ou EMAS) ou la responsabilité sociale de l'entreprise (SA 8000). En France, il existe plusieurs organismes certificateurs : l'AFNOR, l'AFAQ, etc.

Champ de vents : le vent est le mouvement de l’air par rapport à la surface terrestre. Il est représenté en général par sa composante horizontale (direction et vitesse) ou suivant un niveau donné, en général une surface isobare. L’ensemble de ces différentes composantes pour une zone géographique donnée, constitue le champ de vents.

Combustibles fossiles : ils résultent de la transformation du carbone et de l’hydrogène provenant d’êtres vivants. Il s’agit du charbon, du pétrole et du gaz naturel. Leur combustion dégage l’énergie accumulée autrefois par ces êtres vivants. Cette énergie fossile est dite « non renouvelable ».

Composés aromatiques : constituent une forme de COV, qui désignent les hydrocarbures dérivés du benzène ainsi que ceux qui présentent les mêmes caractéristiques, éthylène, butène, propylène, xylène ; ces hydrocarbures constituent des solvants organiques, ils sont réactifs dans la formation de l’ozone.

Composés Organiques Volatils (COV) et Non Méthaniques (COVNM) : désignent les hydrocarbures imbrûlés comme les alcanes, les alcènes, les alcynes, les composés aromatiques, les composés oxygénés, à tension de vapeur élevée et très réactifs chimiquement en présence du soleil ; ils sont des précurseurs de l’ozone.

Concentration : nombre de molécules par unité de volume.

Concentration admissible dans l’air (CAA) : c’est la valeur toxicologique de référence utilisée pour les effets toxiques à seuil pour des expositions par voies respiratoires. Elle s’exprime généralement en mg dans l’air. La CAA définit, pour une durée d’exposition spécifiée, la teneur maximale théorique de l’air ambiant en agent toxique qu’un individu, issu d’un groupe sensible ou non, peut inhaler sans que survienne un effet nuisible à sa santé.

Concentration moyenne dans l’air (CMA) : c’est l’estimation de la concentration moyenne en agent toxique dans l’air ambiant prenant en compte les modalités de l’exposition. (Même unité que la CAA).

Covoiturage : action de se regrouper à plusieurs personnes dans un même véhicule pour effectuer ensemble un trajet, principalement domicile-travail.

Crédits d’émissions négociables : en matière de gaz à effet de serre, mécanisme permettant de distribuer et d’échanger entre les pays les quotas d’émissions relatifs aux objectifs fixés. Un pays parvenant à dépasser ses objectifs pourrait faire bénéficier un autre pays de ses droits restants. A l’inverse, un pays n’atteignant pas ses objectifs pourrait acheter des droits à des pays bénéficiant de crédits.

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D

Développement Durable : Concept né en 1987 dans le rapport Bruntland (ONU) et consacré par le Sommet de Rio en 1992 : "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins". Le développement durable combine les préoccupations environnementales avec les exigences économiques et sociales d'une communauté.

Dioxines : composés organiques polycycliques halogénés ; on distingue deux familles : les polychlorodibenzodioxines et les polychlorodibenzofuranes.

Dioxydes : oxydes contenant deux fois plus d’oxygène que l’oxyde normal ; le dioxyde d’azote conduit à la formation de l’ozone.

Dobson : unité de mesure de la couche d’ozone.

Dose : quantité d’agent dangereux mise en contact avec un organisme vivant. Pour l’exposition humaine et animale aux substances chimiques, elle s ‘exprime généralement en milligramme par kilo de poids corporel et par jour.

Dose minimale pour effet nocif observé (DMENO) : traduction française du LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level) qui désigne la dose ou la concentration la plus faible ayant provoqué un effet nocif observé, par rapport à un groupe témoin, au cours d’expérimentation animale ou d’une étude épidémiologique.

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E

Ecologie : du Grec « Oikos », demeure et « logos » science ; c’est la science qui étudie les rapports des organismes au milieu où ils vivent. Etude des relations des êtres vivants avec leur  environnement. L’écologie fondamentale c’est la science qui étudie les milieux où vivent les êtres vivants, les relations entre êtres vivants, les relations entre les êtres vivants et leur milieu. L’écologie appliquée concerne l’étude de l'évolution du milieu où vit l'homme (l'évolution de son environnement).

Ecosystème : formé par l’ensemble des êtres vivants d’un milieu et des composantes de ce milieu (eau, sol, air, altitude, température, PH,…). Exemples : la foret, la rivière,…

Ecoulement atmosphérique : l’écoulement est le mouvement d’un fluide. Dans le cas de l’atmosphère, il désigne les mouvements de l’air, dont le vent est une traduction.

Effet de serre : phénomène de réchauffement de l'atmosphère par les gaz piégeant les radiations de grande longueur d'onde émises par la surface de la terre, principalement le dioxyde de carbone (CO2) (dans une proportion de 50 %), le méthane (CH4) (19 %), l'ozone (O3) (15 %), l'oxyde d'azote (NO2) (4%) et les CFC (8 %).

Elément chimique : une centaine est actuellement connue. Vingt-sept d’entre eux entrent dans la composition des êtres vivants, dont les quatre principaux sont le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote (C, H, O, N) ; chacun a une structure atomique qui lui est propre. L’ensemble de ces éléments, avec leurs caractéristiques respectives est répertorié dans la classification périodique des éléments selon les principes de Mendeliev.

Emas : système communautaire de management environnemental et d’audit.

Emission : rejet d’effluents gazeux dans l’atmosphère à partir d’une source anthropique ou naturelle.

Energie éolienne : énergie générée par la force du vent pour la production d’électricité à partir d’éoliennes.

Energies fossiles : charbon et pétrole, dont les stocks sont en voie d’épuisement.

Energie géothermique : constituée par les eaux chaudes ou l’émission de vapeur sous pression en terrain volcanique : sources chaudes, fumerolles, geysers. Dans les centrales géothermiques, la force de la vapeur actionne des turbines afin de produire de l’électricité.

Energie hydraulique : utilise l’eau emmagasinée dans des barrages pour la production d’électricité en actionnant des turbines.

Energie primaire : énergie non transformée après extraction (pour les énergies fossiles) ou après production.

Energies renouvelables : qui ne sont pas fossiles ; elles sont cinq : solaire, éolienne, hydraulique, biomasse, géothermie.

Energie solaire : énergie provenant de la lumière du soleil pour la production d’eau chaude par des capteurs solaires thermiques ou la production d’électricité par des piles photovoltaïques.

Enquête publique : procédure de consultation du public préalable à la prise de certaines décisions administratives susceptibles de porter atteinte à l’environnement ou à une liberté ou un droit fondamental.

Environnement : ensemble des phénomènes extérieurs à un organisme, tels qu’ils entretiennent avec lui des relations ; composante écologique du cadre de vie de l’homme, le plus souvent perçu sous l’angle des interactions entre les activités humaines et le milieu naturel, qu’il soit physique, chimique ou biologique. L'environnement désigne tout ce qui nous “environne”. Lorsque l’homme protège son environnement, il intervient sur la partie naturelle de l'environnement (forêts, océans, montagne, faune, flore, écosystèmes...) mais aussi sur des facteurs pouvant avoir des impacts sonores, visuels, olfactifs...

Epidémiologie : science qui étudie la fréquence des problèmes de santé dans les groupes humains ainsi que les facteurs qui déterminent leur répartition.

Etude de dangers : L´étude de dangers est une étude prospective sur les dangers potentiels découlant de l´exploitation d´une installation classée. Cette étude est un élément obligatoire du dossier de demande d´autorisation pour les installations classées pour la protection de l´environnement (ICPE) (décret n°77-1133 du 21 septembre 1977). Elle comprend : une exposition des dangers, les mesures pour réduire ces dangers, les moyens de secours,…

Etude d’impact : document visant à prendre en compte les préoccupations d’environnement à l’occasion de certains projets publics ou privés d’aménagement et de travaux qui, de par leur importance, leurs dimensions ou leur incidence sur le milieu naturel, sont susceptibles de porter atteinte à l’environnement.

Evaluation : en matière d’air et selon la directive européenne sur l’air « toute méthode utilisée pour mesurer, calculer, prévoir ou estimer le niveau d’un polluant ».

Evapotranspiration : eau rejetée dans l’atmosphère par une surface recouverte de végétation.

Exosphère : couche extrême de l’atmosphère terrestre, au-dessus de 1000km.

Exposition : désigne, dans le domaine sanitaire, le contact entre une situation ou un agent dangereux et un organisme vivant.

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F

Facteur de risques : ensemble des éléments favorisant l’expression du risque chez un individu ou dans une population donnée.

Facteur d’émission : agent, élément qui concourt à une émission.

Facteur d’incertitude : en évaluation des risques sanitaires, facteur appliqué pour tenir compte des différences lors de l’extrapolation de données provenant d’une étude expérimentale, à une situation d’exposition environnementale réelle chez l’homme. Tient compte des variabilités interespèces, interindividuelles et des incertitudes liées aux protocoles expérimentaux.

Ferroutage : Le ferroutage est un mode de transport des marchandises combinant rail et route. Les semi-remorques sont placés sur des plateaux de wagons. Ce mode de transport est moins polluant que le transport routier classique et garantit un plus haut niveau de sécurité pour les matières dangereuses.

Fongicide : substance propre à détruire les champignons.

Fumées noires : matière particulaire résultant de processus de combustion.

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G

Gaz à effet de serre : gaz qui absorbent le rayonnement renvoyé par la terre et empêchent l’énergie de passer directement de la surface du globe vers l’espace et réchauffent ainsi l’atmosphère. Ce sont : le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote, les CFC,…

Gaz rares : gaz dépourvus de toute réactivité chimique. Il s’agit de l’argon, de l’hélium, du krypton, du néon, du radon et du xénon. L’argon représente 0.9% de l’atmosphère, les autres gaz rares sont à l’état de traces.

Gradient : taux de variation d’un élément, qu’il soit météorologique ou non en fonction de la distance.

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H

Herbicide : produit qui détruit les « mauvaises herbes ».

Hydrocarbure : composé binaire de carbone et d’hydrogène, comme le pétrole et le gaz naturel.

Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : issus des sous-produits de transformation du pétrole, certains sont cancérigènes.

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I

Immission : concentration d’une substance chimique dans l’air ambiant que l’on subit.

Impact : en matière d’environnement, transposition d’un événement sur une échelle de valeur. Il peut être défini comme la mise en relation de l’effet avec la sensibilité du territoire ou avec la composante de l’environnement touchés par un projet.

Insecticide : produit utilisé pour détruire les insectes nuisibles.

Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) : Livre V, Titre I, art. L 511-1 du Code de l’environnement (ancienne loi du 19 juillet 1976). Installations fixes dont l’exploitation présente des risques pour l’environnement et qui font l’objet d’une réglementation particulière suivant leurs degrés de dangerosité. D’une manière générale les installations exploitées ou détenues par toute personne publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients, soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l’agriculture, soit pour la protection de la nature et de l’environnement, soit pour la conservation des sites et monuments."

In situ : locution latine signifiant « dans son milieu naturel ».

Intermodalité (des transports) : utilisation de plusieurs modes de transport au cours d’un même déplacement.

ISO 14001 : Norme de certification environnementale internationale récompensant un Système de Management Environnemental (SME) concernant les aspects environnementaux que l'entreprise peut maîtriser et sur lesquels elle est censée avoir une influence. La certification d'un site se fait par l'intermédiaire d'organismes indépendants. En France, il en existe plusieurs dont l'AFAQ. Pour obtenir la norme 14001, il faut se conformer à la législation existante, mettre en œuvre des principes d'amélioration continue et de prévention de la pollution, mais elle ne comporte pas de paramètres sur la santé et la sécurité.

ISO 9001 : La norme ISO 9001 fait partie des normes ISO 9000, référence internationale des entreprises en matière de certification des systèmes de management de la qualité. D'abord introduites dans l'industrie, ces normes qualité gagnent le domaine des services. Les normes ISO 9001, 9002, 9003 mises au point en 94 s'appliquaient à des entreprises exerçant des activités différentes. Elles ont été remplacées en décembre 2000 par la seule norme ISO 9001 qui met l'accent sur l'amélioration constante de la qualité, la relation clients et les ressources humaines. La certification des entreprises est faite par des organismes indépendants qui vérifient la conformité de l'entreprise à la norme.

Isobare : ligne qui joint les points d’égale pression atmosphérique sur une courbe météorologique.

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L

Lavage des fumées : technique qui consiste à éliminer les polluants des fumées par voie humide. Avant de sortir du conduit d’évacuation, les fumées d’une cheminée sont piégées au moyen d’un flux de gouttelettes d’eau ou de vapeur humide dont les effluents sont recueillis puis traités.

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M

Mésosphère : partie de l’atmosphère située entre 40 et 80 km d’altitude.

Métaux lourds : ils ont d’abord été définis par un découpage du tableau de Mendeleïev faisant apparaître un bloc de 36 cases essentiellement occupé par des métaux, à deux exceptions près, l’arsenic et l’antimoine ; puis ont été ainsi désignés les métaux toxiques (cadmium, plomb, mercure,…).

Méthanisation : production de biogaz par la fermentation de matière organique.

Modélisation : représentation mathématique de lois physiques, chimiques ou biologiques permettant de décrire ou simuler des mécanismes.

Molécule : ensemble d’atomes.

Morbidité : nombre de personnes atteintes, à un moment donné, d’une maladie donnée, dans une population déterminée.

Mortalité : nombre de décès survenus, à un moment donné, dans une population déterminée.

Multimodalité : utilisation de plusieurs modes de transports mais pas au cours du même déplacement.

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N

Niveau : en matière d’air et selon la directive européenne de 1996 sur l’air « concentration d’un polluant dans l’air ambiant ou son dépôt sur les surfaces en un temps donné ».

Nomenclature : La réglementation française dispose d’une seule nomenclature, celle relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). La nomenclature ICPE détermine 3 seuils : déclaration (D), autorisation (A), autorisation avec servitudes (AS). Une installation est dite classée lorsque du fait de ses inconvénients ou dangers, elle fait l’objet d’une inscription sur la nomenclature.

Nuisance : élément du milieu physique ou de l’environnement social susceptible de porter atteinte ou d’altérer plus ou moins brutalement et profondément l’équilibre physique ou social d’un être vivant, y sont inclus les faits de pollutions.

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O

Objectifs de qualité : niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l’environnement, à atteindre dans un période donnée.

Organochlorés : produits organiques contenant un ou plusieurs atomes de chlore et utilisés selon leurs spécificités comme pesticides, réfrigérants,…

Organophosphorés : produits organiques contenant un ou plusieurs atomes de phosphore et utilisés comme pesticides, plastifiants,…

Oxyde : corps résultant de la combinaison de l’oxygène avec un autre élément, par exemple les oxydes d’azote, de carbone,…

Ozone stratosphérique : ozone se formant dans les hautes couches de l’atmosphère, comprises entre 12 et 50 Km d’altitude.

Ozone troposphérique : ozone se formant dans la basse couche atmosphérique, comprise entre le sol et 10 km d’altitude.

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P

Panache : se dit de la zone de dispersion d'un rejet.

Parafiscalité : ensemble de taxes et de cotisations perçues sous l’autorité de l’Etat, au profit d’administrations ou d’organismes autonomes et dont le montant est affecté à un usage précis et déterminé à l’avance.

Parc relais : parking créé dans les gares de chemin de fer ou les stations de transport public urbain pour favoriser l’intermodalité.

Particules fines : particules de mode « nucléation » qui se forment par condensation de vapeurs produites par les processus de combustion ou de réactions photochimiques, ainsi que les particules de mode « accumulation » issues de la coagulation et de l’agglomération des particules plus petites de mode nucléation. Elles sont de faible diamètre.

Pastille verte : vignette de couleur verte, délivrée gratuitement par les pouvoirs publics aux propriétaires de véhicules « propres » (GNV, GPL, pots catalytiques,…) leur permettant de circuler en période de restriction de la circulation, quand les niveaux 3 de pollution sont atteints ou dépassées.

Pathogène : qui peut générer des maladies. Exemple : microbe pathogène.

Pathologie : toute altération de la santé. Maladie et/ou symptôme d’une maladie.

Pesticides : produits issus le plus souvent de la synthèse chimique dont les propriétés toxiques permettent de lutter contre les organismes nuisibles, parasites de toutes sortes.

Photochimique : se dit de réactions chimiques (et des polluants qui en résultent) qui s’effectuent sous l’influence de l’énergie rayonnante (notamment les rayons ultraviolets).

Phytosanitaire : qui concerne la préservation de la santé des végétaux.

Plan de Déplacement Urbain : selon la loi sur l’air, définit notamment les « principes de l’organisation des transports de personne et de marchandises, de la circulation et du stationnement dans le périmètre des transports urbains ».

Plan de gêne sonore (PGS) : il définit trois zones sur la base de l’indice psophique à l’intérieur desquelles des aides peuvent être attribuées aux riverains des aéroports pour l’insonorisation de leurs habitations sous réserve que l’achat ou la date du permis de construire soit antérieure à la date de publication du plan d’exposition aux bruits concernant l‘habitation.

Plan d’exposition aux bruits (PEB) : il délimite trois zones de bruit en fonction des prévisions à long terme concernant l’aéroport. Son objectif limiter l’urbanisation autour de l’aéroport. Sur les trois zones il existe des restrictions d’usages. Le PEB est annexé au POS ou au PLU.

Plan de Protection de l’Atmosphère : Le plan de protection de l'atmosphère (PPA) a été introduit par la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie du 30 décembre 1996. Le décret en Conseil d'Etat du 25 mai 2000 en a précisé le contenu. Ce plan s'applique aux agglomérations de plus de 250 000 habitants et aux zones dans lesquelles les valeurs limites de qualité de l'air ne sont pas respectées. Il vise à ramener dans la zone les concentrations en polluants à un niveau inférieur aux valeurs limites. Pour ce faire des prescriptions particulières applicables aux différentes sources d'émission sont prises par arrêté préfectoral. Chaque plan doit faire l'objet d'une enquête publique.

Polluant : selon la directive européenne de 1996 sur l’air « toute substance introduite directement ou indirectement par l’homme dans l’air ambiant et susceptible d’avoir des effets nocifs sur la santé humaine et/ou l’environnement dans son ensemble ».

Polluants primaires : polluants émis dans l’atmosphère directement par la source de pollution (monoxyde de carbone, oxydes d’azote, oxydes de soufre,…) et qui peuvent subir des transformations physicochimiques.

Polluants secondaires : polluants issus de la transformation des polluants primaires.

Pollution : il y a pollution lorsque la présence de substances étrangères ou une variation importante dans la proportion de ses constituants est susceptible de provoquer un effet nuisible ou de créer une gêne.

Pollution atmosphérique : introduction par l’homme, directement ou non, dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives.

Pot catalytique : pot d’échappement « antipollution » utilisant la catalyse, action par laquelle un corps provoque ou accélère une réaction chimique sans être lui-même modifié par cette action.

Pression atmosphérique : poids exercé par l’atmosphère en un lieu donné. Au niveau de la mer, la pression dite normale est de 1013 hpa (hectopascal). Les anticyclones présentent des anomalies positives de pression (zones de hautes pressions). Les dépressions présentent des anomalies négatives (zones de basse pression). La pression est une fonction logarithmique de l’altitude. A 5500 mètres d’altitude la pression est déjà de 500 hpa.

Principe pollueur-payeur : dans le but de limiter les atteintes à l’environnement, le principe pollueur-payeur tend à imputer au pollueur les dépenses relatives à la prévention ou à la réduction des pollutions dont il pourrait être l’auteur. L’application de ce principe vise à anticiper un dommage et à fixer une règle d’imputation du coût des mesures en faveur de l’environnement.

Principe de précaution : Le principe de précaution s'applique en l'absence de certitudes scientifiquement établies. Il spécifie que des mesures doivent être prises lorsqu'il existe des raisons suffisantes de croire qu'une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l'environnement. Ces mesures peuvent consister à réduire ou à mettre un terme à cette activité ou encore à interdire ce produit, même si la preuve formelle d'un lien de cause à effet entre cette activité ou ce produit et les conséquences redoutées n'a pu être établie de manière irréfutable. Le principe de précaution permet d'assurer un niveau élevé de protection de l'environnement et de la santé humaine, animale ou végétale dans les cas où les données scientifiques disponibles ne permettent pas une évaluation complète du risque. Cependant, l'application de ce principe reste lié à la conception et au degré d'acceptabilité du risque d'une société. Elle n'est pas encore juridiquement définie.

Principe de prévention : il implique la mise en œuvre de règles et d’actions pour anticiper toute atteinte à l’environnement. Ces règles doivent tenir compte des derniers progrès techniques.

Puit de carbone : tout processus, toute activité ou tout mécanisme, naturel ou artificiel qui élimine le CO2 de l’atmosphère (foret, plantes, océans,…).

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R

Rejet : action consistant à introduire dans le milieu marin des déchets solides ou liquides.

Rose des vents : étoile représentée sur les compas, les cartes,…dont les trente deux branches (dites : aires de vent) indiquent les points cardinaux et intermédiaires, divisant la circonférence en trente-deux rhumbs de 11°15 chacun.

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S

Santé : « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladies ou d’infirmités » (OMS).

Seuils d’alerte : niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère, au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou une dégradation de l’environnement à partir desquels des mesures d’urgence doivent être prises.

Site propre : (transport en commune en) sur des voies réservées uniquement aux transports en commun.

Smog : Mot anglais formé par la fusion de "smoke" (fumée) et "fog" (brouillard); le smog photochimique se compose d'ozone et de nombreux autres contaminants ; il tend à former une brume de couleur brunâtre dans l'atmosphère.

Solvants : substance capable de dissoudre un corps.

Source fixe : cause ou origine de quelque chose, en l’occurrence de pollution, qui reste à la même place, ne bouge pas.

Source mobile : cause ou origine de pollution qui se déplace.

Station de trafic : sa source de pollution linéaire, dur principalement aux transports routiers.

Station d’observation spécifique : pour les sources de pollution diverses, générées par des émetteurs divers.

Station industrielle : sa source de pollution ponctuelle, fixe ou dans une zone industrielle linéaire ; émissions dues à des activités industrielles.

Station périurbaine : ses sources de pollution sont de type surfaciques, générées par de multi-émetteurs (transports, chauffage, industrie,…). Les émissions proviennent de l’intérieur ou de l’extérieur de la zone surveillée.

Station rurale nationale et régionale : pollutions surfaciques et multi émetteurs.

Station urbaine : ses sources de pollution sont des types surfaciques, générées par des multi émetteurs.

Stratosphère : couche de l’atmosphère située entre 10 et 50 km. Elle joue un rôle destockage des produits chimiques.

Substances actives : molécules constituant la part efficace des pesticides et susceptibles de migrer dans le milieu.

Surfacique : approche qui concerne le support.

Système de management environnemental (SME) : méthodes de gestion et d’organisation de l’entreprise visant à prendre en compte l’impact des activités de l’entreprise sur l’Environnement, à évaluer cet impact et à le réduire. La composante du système de management global qui inclut la structure organisationnelle, les activités de planification, les responsabilités, les pratiques, les procédures, les procédés et les ressources pour élaborer, mettre en œuvre, réaliser, passer en revue et maintenir la politique environnementale.

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T

Trafic : circulation et fréquence des trains, avions,…

Thermosphère : région de l’atmosphère située au-delà de 80 km.

Troposphère : couche de l’atmosphère la plus voisine de la Terre, dont l’épaisseur augmente du pôle (6km) à l’équateur (17 km).

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U

Unité urbaine : Les unités urbaines sont définies comme un ensemble d’une ou plusieurs communes sur le territoire desquelles se trouve un ensemble d’habitations tel qu’aucune ne soit séparée de la plus proche de plus de 200 mètres et qui comporte au moins 2000 habitants.

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V

Valeur guide : ou objectif de qualité, qui, selon la loi sur l’air de 1996, est « l e niveau de concentration des substances polluantes dans l’atmosphère, à atteindre dans une période donnée, et fixée sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou l’environnement » ; la directive européenne de 1996 évoque une valeur cible « niveau fixé dans le but d’éviter davantage à long terme des effets nocifs sur la santé humaine et/ou l’environnement dans son ensemble, à atteindre dans la mesure du possible sur une période donnée ».

Valeur limite : ou seuil d’alerte, niveau maximal de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère, fixé sur la base de connaissances scientifiques, dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaines ou l’environnement, selon la LAURE du 30 décembre 1996.

Valeur Toxicologique de Référence : indices toxicologiques établis par des instances internationales (OMS) ou des structures nationales. Elles sont généralement spécifiques d’un effet donné, d’une voie et d’une durée d’exposition. Elles sont souvent élaborées pour des expositions sur la totalité de la durée de vie de l’individu.

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Z

Zone de Protection Spéciale : anciennes zones de protection de la qualité de l’air définies par la loi sur l’air de 1961, supprimées par la loi sur l’air de 1996.

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